Un ouvrier agricole soupçonné de viols et d’inceste arrêté

Un homme de 56 ans a été arrêté mercredi 30 avril dans le village de Phnom Preuk, situé à la frontière thaïlandaise dans la province de Battambang. Son interpellation est survenue suite à une plainte de sa fille de 18 ans, enceinte de lui depuis cinq mois.

Devant les policiers, cet ouvrier agricole a reconnu avoir abusé d’elle à quatre reprises, depuis novembre 2007. Lors de l’interrogatoire, il a aussi avoué avoir violé deux autres femmes, âgées aujourd’hui de 21 ans et de 27 ans. La victime de 27 ans a été abusée à plusieurs reprises entre 16 et 20 ans. La jeune femme de 21 ans a, elle, été violée à l’âge de 17 ans. Le suspect, ouvrier agricole, spécialisé dans la récolte de maïs, est donc accusé de viols avec circonstances aggravantes puisqu’ils ont été commis sur des mineurs, et sur une personne de sa propre famille. Il est actuellement sous les verrous.

Contacté par Cambodge Soir Hebdo, Born Vannara, chef-adjoint de l’unité provinciale de lutte contre les trafics d’êtres humains, s’inquiète d’une « recrudescence des cas d’inceste dans les provinces de Battambang et de Bantaey Meanchey ». C’est le second cas qu’il traite depuis le début de l’année.

Ce spécialiste avance en guise d’explication « la dégradation des valeurs morales dans la société. » Born Vannarah indique que les victimes « osent davantage porter plainte qu’avant ». Il note, par contre, qu’elles « refusent souvent » de rester dans un centre de réhabilitation, « préférant » revenir dans leur famille, quand leur père, grand-père ou beau-père est en prison. « Elles se sentent alors à nouveau en sécurité. »

Ung Chansophea
Source : Cambodge Soir http://www.cambodgesoir.info/content.php?itemid=22195&p=

Corse : la détention pour un directeur d'école incestueux

Le directeur de l'école primaire de Bonifacio a été mis en détention provisoire après avoir avoué qu'il avait abusé de sa fille de 15 ans.

Vendredi dernier, le directeur de l'école primaire de Bonifacio (en Corse du Sud), a été mis en détention provisoire, par le juge des libertés et de la détention, à la maison d'arrêt d'Ajaccio.

Celui-ci avait avoué durant sa garde à vue avoir abusé de sa fille âgée de 15 ans. M. Thorel, le procureur de la République d'Ajaccio, précise : « Il a reconnu les faits au cours de sa garde à vue avec une version plus édulcorée que celle de sa fille ».

C'est la femme du directeur qui a porté plainte contre son mari suite aux révélations qui lui a fait sa fille. Pour l'heure il est mis en examen pour « viols sur mineur de moins de quinze ans par ascendant et agressions sexuelles sur mineur de moins de quinze ans par ascendant » a indiqué M. Thorel à un journaliste de l'AFP.

L'enquête menée dans l'établissement scolaire où il officiait n'indique pour l'instant aucun abus sexuel sur les élèves. Ses collègues et l'inspecteur d'Académie n'avaient pour leur part pas constaté une conduite suspecte chez le directeur. M. Thorel explique qu'« Il s'agit d'un mode de fonctionnement familial. Les abus sexuels n'avaient visiblement lieu qu'au sein de la cellule familiale ».

Rédigé par Mario, le lundi 05 mai 2008 à 14h52 Source : VousNousIls.fr

Accusé d'inceste à 92 ans

Presque sourd, quasi aveugle, Jean-Paul se déplace difficilement avec une marchette. À 92 ans, il est sans doute le plus vieil accusé actuellement à avoir un procès criminel. «Oui, on a eu pitié de lui à un moment donné. Mais là, c'est fini. Lui, il n'avait pas de pitié pour moi quand il m'abusait dans ma jeunesse. Pourquoi j'en aurais pour lui parce qu'il est vieux?» lance une de ses deux filles.

Jean-Paul (nom fictif pour protéger l'identité de ses victimes alléguées) était cette semaine au palais de justice de Montréal, pour faire face à des accusations de grossière indécence, inceste et voies de fait ayant causé des lésions à ses deux filles. Les deux femmes ont attendu 50 ans avant de porter plainte. Aujourd'hui, leur seul regret est de ne pas l'avoir fait avant. «Ma soeur voulait le faire il y a 20 ans, mais moi je n'étais pas prête à affronter ça», confie Marie, la plus âgée, lors d'un entretien avec La Presse.

«Je le confrontais souvent au sujet de ce qu'il m'avait fait, explique Louise, la cadette. Mais en 2004, il m'a répondu: «De toute façon, j'ai aucun remords. Quand je le faisais, t'aimais ça.» Je l'ai trouvé dégueulasse. J'ai dit à ma soeur que je portais plainte, même sans elle. Elle m'a dit qu'elle était maintenant prête.»

Le vieillard, qui vit en résidence, a été accusé en 2005. Compte tenu de son âge et de son état de santé, son avocate, Hélène Poussard, lui a fait passé une évaluation psychologique. Il a été jugé apte à affronter les procédures judiciaires. «Il est un peu mêlé dans les dates, mais il se rappelle tout», assure sa fille Louise. Les accusations concernent les années 1956 à 1963. Pour simplifier les choses, la Couronne n'a pas porté d'accusation pour les gestes qui auraient été commis à Granby, dans les années 40 et 50.

Le procès, qui s'est tenu en début de semaine à Montréal, nous ramenait tout droit au temps où l'on récitait le chapelet à genoux dans la cuisine après souper, en choeur avec le cardinal Léger à la radio. Une époque de bondieuseries, où la confession javellisait les péchés. «Après ses agressions, notre père nous disait d'aller nous confesser, pour ne pas aller en enfer. Lui, il allait se confesser, et ça lui donnait le droit de recommencer», commentent les deux soeurs. Selon elles, leur père a commencé à leur faire des attouchements dès l'âge de 4 ans, cela s'est poursuivi avec des masturbations et d'autres actes sexuels jusqu'à l'adolescence et même jusqu'à 18 ans pour la plus âgée. La plus jeune (Louise) affirme que dans son cas, c'est allé jusqu'à la pénétration, qu'elle subissait en moyenne deux fois par semaine. Les deux femmes disent avoir grandi dans la honte et dans la crainte de leur père. Évidemment, la loi du silence régnait. «Il disait que si on en parlait, il nous enverrait en prison ou dans un orphelinat.» Elles soutiennent aussi avoir été souvent battues à coups de poing par leur père, qui était briqueteur. Et cela pour des peccadilles, comme le fait de ne pas se tenir assez droites pendant le chapelet. Elles sont persuadées que leur mère, décédée il a quelques années, était au courant de tout, et qu'elle préférait fermer les yeux.

«Juste coupable de les avoir créées»

Comme leur père a toujours été très religieux, et que son témoignage se ferait sous serment sur la Bible, les deux soeurs s'attendaient à ce qu'il fasse des aveux, au procès. Elles ont déchanté. Devant le juge André Perreault, le vieil homme a nié en bloc. Il n'a jamais levé la main sur ses filles, et ne leur a jamais rien fait de mal, a-t-il soutenu. «Faites de moi ce que vous voulez, je suis juste coupable de les avoir créées», a-t-il dit.

Questionné par la procureure de la Couronne France Duhamel, il a cependant admis deux incidents, qu'il juge sans gravité. Le premier est survenu au chalet, alors qu'il était en costume de bain et qu'il «jouait» avec la petite (Louise) en lui faisant faire des culbutes. «Je la tenais par les pattes. Mon pénis a frotté une couple de minutes sur sa cuisse et j'ai éjaculé. J'ai pas joué plus que cinq minutes», a-t-il juré. Il met l'incident sur le compte de sa «vigueur» à 40 ou 50 ans, et de la taille de son pénis, qui «sortait tout seul» de son costume de bain. Une autre fois, il admet s'être étendu sur son autre fille (Marie). «Je me suis couché par-dessus Marie. Je l'ai embrassée sans mauvaise intention.» Il prétend que ses filles se sont liguées contre lui, et qu'elles ont été inspirées par l'affaire du «boxeur (Dave Hilton) qui s'est fait pogner avec ses filles».

Les femmes, toutes deux dans la soixantaine, ne s'attendent pas à ce que leur père aille en prison s'il est déclaré coupable, compte tenu de son âge. Mais elles ont le sentiment d'avoir enfin fait ce qu'il fallait. D'autant plus que selon elles, il y a eu d'autres victimes.

«Il a abusé de la fille d'une cousine, qui n'a pas voulu porter plainte. Il a gardé des petites filles du voisinage, et il joue au père Noël à la résidence où il est placé», fulminent les deux soeurs, qui affirment avoir renié leur père à tout jamais.

Au terme du procès qui a duré une journée et demie, le juge Perreault a mis l'affaire en délibéré et rendra jugement le 9 septembre prochain. L'accusé aura alors 93 ans.

Christiane Desjardins
Source : http://www.cyberpresse.ca/article/20080509/CPACTUALITES/805090789/1019/CPACTUALITES

Un père incestueux risque la prison

Une peine de prison de trois à cinq ans de pénitencier plane au-dessus d'un père de Shefford qui a abusé sexuellement de sa fille pendant sept ans.

Michel B., 55 ans, a plaidé coupable à une accusation d'inceste. Il reconnaît avoir commis des attouchements et avoir eu des relations sexuelles complètes avec sa fille, sourde et muette comme lui, mais à une seule occasion.

La preuve de la Couronne fait plutôt état d'une nombre «indéterminé» d'actes incestueux, soit de deux à trois fois par mois, de 1997 à 2005. La victime aurait même été attachée et filmée durant les viols.

Selon le ministère public, les agressions étaient si fréquentes que la jeune femme, qui avait 18 ans et qui venait à peine de faire la connaissance de son père au début des faits reprochés, avait fini par accepter comme naturels les actes dont elle était victime.

Pascal Faucher
La Voix de l'Est
Granby
Source : http://www.cyberpresse.ca/article/20080424/CPACTUALITES/804240627/5264/CPACTUALITES