Une mère coupable d'inceste sur son fils de 10 ans

Une peine de trois ans de prison est réclamée contre une mère reconnu coupable d'inceste sur son fils de 10 ans. La jurisprudence est peu volumineuse dans les causes d'inceste commis par une femme.

La procureure de la poursuite appuie sa demande sur une décision récente condamnant une mère à un an de prison pour un toucher au pénis de son fils. Me Valérie Lahaie est donc d'avis qu'une relation sexuelle complète avec un enfant vaut trois ans de pénitencier.

La défense plaide pour sa part pour une peine à purger dans la collectivité, compte tenu des troubles de personnalité dont souffre l'accusée. Me Fernando Noël en a surpris plusieurs en affirmant que sa cliente de 35 ans avait agi ainsi pour punir son fils.

La victime serait née à la suite du viol collectif de sa mère. Ce serait donc par vengeance, pour les troubles que l'enfant occasionne à sa mère, que cette dernière aurait commis l'inceste. «Il s'agit d'un geste éducatif, maladroit et illégal», a déclaré Me Noël.

La défense demande à la juge Hélène Bouillon de donner une chance à sa cliente. Compte tenu des problèmes psychologiques de l'accusée, une peine dans la collectivité lui permettrait de se faire traiter. La juge réfléchira jusqu'au 31 octobre sur la peine appropriée.

Guy Benjamin. Le Soleil. Québec
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La détention provisoire du père incestueux d'Amstetten prolongée

La détention provisoire de Josef Fritzl, le père incestueux autrichien qui a avoué le 28 avril avoir séquestré et violé sa fille pendant 24 ans à Amstetten, a été prolongée vendredi de deux mois, a annoncé le porte-parole du tribunal régional de Sankt Pölten.

«Les raisons de le maintenir en détention provisoire sont toujours valables», a indiqué le porte-parole Franz Cutka en précisant que cette détention provisoire a été prolongée de deux mois après examen par le juge chargé du dossier.

Josef Fritzl, âgé de 73 ans, avait été placé en détention provisoire le 29 avril dernier après avoir reconnu avoir séquestré sa fille pendant 24 ans dans la cave de sa maison où il l'a violée régulièrement. Sept enfants sont nés de ces relations imposées et l'un d'eux, un jumeau, est mort peu après la naissance. Josef Fritzl a avoué avoir brûlé son corps dans la chaudière de l'immeuble.

En Autriche un suspect peut être gardé en détention provisoire pendant près de deux ans, délai maximum pour l'ouverture d'un procès.

Les victimes de cette affaire de séquestration et d'inceste hautement médiatisée fin avril et début mai, sont toujours soignées dans une unité isolée de la clinique psychiatrique à Amstetten, à une centaine de km à l'ouest de Vienne. Leur état ne permet pas encore une audition par la police.

Quant au suspect, il «reste calme et ne pose pas de problèmes», selon le directeur de la prison de Sankt Pölten, Günther Mörwald. Josef Fritzl partage sa cellule avec un autre détenu mais est isolé, pour des raisons de sécurité, des autres prisonniers, a encore indiqué M. Mörwald en ajoutant que cela devrait être le cas jusqu'au procès, pour lequel aucune date n'a encore été évoquée.

Agence France-Presse. Vienne
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Le père incestueux condamné à 10 ans de prison

Reconnu coupable de viols répétés sur sa fille mineure, ce Morbihannais de 53 ans a été condamné à dix ans de réclusion par la cour d'assises. Son enfance, son adolescence et sa jeunesse ont été brisées par les violences sexuelles que son propre père lui a imposées jusqu'à l'âge de 14 ans. Elle a longtemps gardé secrète cette terrible plaie, ne l'évoquant que par bribes lors de crises ou de lourdes dépressions. Jusqu'à ce qu'un médecin lui conseille de se rendre à la gendarmerie de Pontivy pour y déposer plainte.

L'expert psychiatre qui l'a examinée dans le cadre de l'instruction a vu « une jeune femme, aujourd'hui âgée de 30 ans, en grande souffrance, dont l'évolution affective, sociale et professionnelle est la conséquence probable d'un état traumatique lié à des atteintes sexuelles ».

Durant deux jours, la cour d'assises du Morbihan, présidée par Patricia Grange-Pittel, s'est penchée sur cette pénible affaire d'inceste. L'audience ne s'est pas tenue à huis clos, à la demande même de la victime. « Parce que ma cliente voulait que les gens sachent ce qu'elle a pu endurer », explique Me Claudine Wagner. Selon l'accusation, la petite n'avait guère 4 ans lorsqu'elle a subi le premier viol par un père violent et alcoolique qui lui offrait quelques friandises ou plus tard un billet de 100 F pour prix de son silence. Et lorsque ces « cadeaux » ne suffisaient pas, venait la menacer de « tuer ta mère ».

Hier soir, au terme de trois heures de délibération, les jurés ont reconnu le père coupable de viols par ascendant légitime. Des faits qui se sont successivement déroulés à Groix, Plouay et Ploërdut entre août 1983 et août 1993. L'avocat général Cantero avait requis une peine comprise entre 12 et 15 ans de réclusion criminelle. La cour a retenu 10 ans et ordonné un mandat de dépôt à l'audience. La cour d'assises devait examiner aujourd'hui jeudi et demain vendredi une autre affaire de viol. L'audience est annulée, la victime n'étant médicalement pas en mesure d'assister au procès. La session reprend lundi pour l'examen de deux autres dossiers de viols.

Jean-Laurent BRAS. Ouest-France
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Judiciaire : “Un instinct de bête”

Un Lyonnais de 43 ans vient de mourir discrètement à la prison Saint-Paul. Il avait violé ses quatre filles pendant près de 8 ans.

“Mon père venait tous les soirs dans notre chambre pour nous toucher entre les jambes. La première fois dont je me souviens, j’avais 7 ans. Moi, ça m’a jamais paru bizarre. Je croyais que ça se faisait dans toutes les familles.” C’est ce qu’a avoué le 22 janvier dernier, Anne, 14 ans, aux gendarmes de la brigade lyonnaise spécialisée dans la protection des mineurs, qui l’interrogeaient pour savoir ce que lui avait fait subir son père. Des enquêteurs qui vont aller de surprise en surprise. Car la jeune fille va leur révéler qu’il abusait aussi de ses deux sœurs. Mais cette adolescente a mis plusieurs années à comprendre qu’elle était bien une victime. Tout commence au début des années 80. André qui a 18 ans vit encore à la Réunion où il est né en 1964 dans une famille de sept enfants. Après avoir arrêté l’école à 16 ans et décroché un CAP hôtellerie, il est vendeur dans une quincaillerie. Au cours d’une fête d’anniversaire, il séduit Monique, la petite sœur d’une de ses amies âgée de 13 ans seulement. “J’ai toujours été attiré par les gamines, leur petit sourire, leur peau douce...”, avouera-t-il plus tard aux enquêteurs en précisant qu’il lui arrivait même d’éjaculer dans la rue en voyant une petite fille. A l’époque, ses parents découvrent cette relation et lui interdise de revoir la jeune fille. Mais deux ans plus, tard, il la retrouve et il lui fait un enfant. La mère de Monique veut porter plainte pour détournement de mineur. Mais André et ses parents la persuadent de la laisser vivre chez eux. A 15 ans, Monique va se retrouver à faire le ménage pour la famille de son mari. Puis ils vont avoir leur propre maison. Ils auront alors six enfants. Deux garçons tout d’abord. Mais André répète à sa femme qu’il “veut des filles”. Suivront deux jumelles, Anne et Sophie, puis une troisième fille Sandra. Et un dernier petit garçon. Mais régulièrement, il va imposer des relations sexuelles violentes à sa femme. Un soir, il va même rentrer ivre mort avec un copain qui est le parrain de son fils aîné, et il va forcer sa femme à coucher avec lui. Une épouse qu’il trompe régulièrement. Et ce pervers va alors imposer des premières relations incestueuses avec ses filles qui sont encore à l’école primaire. Il commence la nuit, quand sa femme s’est endormie. Il se lève discrètement et il entre dans la chambre où dorment ses deux jumelles qui n’ont alors que 7 ans, pour glisser sa main sous leurs couettes.

“Je vous cramerai tous !” Mais en 2004, André est licencié. Il décide de déménager en France. C’est Lyon qu’il choisit car il a déjà de la famille dans la région. Sa femme et ses six enfants le rejoignent rapidement. Il vont s’installer dans un petit appartement à Corbas. Un déménagement qui ne va rien changer. Au contraire. Un soir, alors que sa femme qui est serveuse dans un bar est parti travailler, et que ses trois filles sont dans le salon devant la télé, il prend Anne dans ses bras et la monte dans sa chambre. “Elle va faire dodo avec papa”, annonce-t-il à ses autres filles. Là, il va alors l’allonger dans son lit et la déshabiller. Il la caresse. Puis il la force à le masturber et à lui faire une fellation. Un traitement qu’il va lui imposer deux à trois fois par semaine. Jusqu’à ce qu’il lui impose des relations sexuelles. Il lui explique que c’est normal, qu’il s’occupe de sa “choupette”. Anne pleure, lui explique que ça lui fait mal mais il continue. Un jour, elle se réfugie sous un lit mais il l’en extirpe. Et elle va rapidement réaliser qu’il fait subir la même chose à sa soeur jumelle. “Ça durait 10 minutes. Quand il avait fini, il criait comme s’il avait gagné l’euro-million.” Même la petite dernière, Sandra, ne lui échappe pas. Un soir alors qu’elle est restée seule avec lui, il se connecte sur un site porno, l’attire sur ses genoux, puis il lui impose de s’habiller avec les sous-vêtements de sa femme pour danser en se livrant à un strip-tease. Une scène qui là encore se répétera plusieurs fois. Il va même prendre l’habitude de la coincer dans la buanderie pour un “câlin”. En fait chaque fois il exige une fellation. Est-ce que sa femme est au courant de ses viols ? Elle-même affirme avoir tout ignoré jusqu’au dernier moment. Son fils aîné aussi. Monique explique simplement à ses enfants que son père “avait l’esprit mauvais” et qu’il ne fallait surtout pas lui résister. Car André terrorise toute sa famille. Les disputes avec sa femme se terminent souvent par des gifles. “C’est quelqu’un avec qui on ne peut pas discuter”, répétait-elle à ses amies. En avril 2007, il va la frapper au point de lui enfoncer deux côtes. Elle va alors se décider à porter plainte. Ce qui lui vaudra d’être condamné à 4 mois de prison avec sursis. Mais elle n’en profite pas pour le dénoncer. Dans ce huis clos familial, personne n’ose parler. En janvier 2008, alors qu’André abuse de ses trois filles depuis 8 ans, Anne, sa première victime, va craquer. Un jour, alors qu’elle suit un cours d’éducation sexuelle au collège, elle comprend que tout ce que lui fait subir son père n’est pas normal. Elle se confie d’abord à sa mère qui trouve enfin le courage de mettre son mari à la porte. Celui-ci va chez un cousin à Valence. Puis il va dormir dans la caravane qu’il a installé dans un camping de Neuville-sur-Saône pour emmener ses enfants en vacances. Mais il se ravise. Et il revient dans leur petit appartement familial de Corbas en expliquant à sa femme qu’il a le droit de vivre ici car le bail est à son nom. Et il la menace. “Si vous dites ce que j’ai fait avec vous, je vous cramerai tous !” Sa femme en parle quand même à sa belle-soeur. Mais celle-ci arrive à la convaincre de ne rien dire à la police “pour ne pas faire honte à sa famille”.

"Malade du sexe" Et c’est encore Anne qui va briser la loi du silence. Elle se confie d’abord à une psychologue scolaire. Sans donner de détails, en parlant simplement des attouchements sexuels que lui impose un proche. Mais cette professionnelle qui comprend tout, lui explique qu’elle est obligée d’alerter le procureur. Anne s’y oppose, demande à réfléchir. Mais le soir-même, elle se réfugie chez son petit ami à qui elle a déjà tout raconté. Et elle va accepter ce jour-là de tout raconter à la mère de son copain qui l’accompagne le lendemain matin à la gendarmerie de Bron. L’après-midi même, les gendarmes débarquent chez André qui est aussitôt placé en garde à vue. Et il passe aux aveux. Sans résister. Froidement, il raconte en détail le calvaire qu’il a fait subir à toute sa famille. Mais il révèle aussi qu’il a imposé le même calvaire à deux de ses nièces ainsi qu’à une de leurs amies. “Je suis un malade du sexe. Il m’arrive d’avoir un instinct de bête” avouera ce pervers aux gendarmes sans même se chercher des excuses : “C’était juste pour me vider. Quand je faisais ça, je ne voyais pas mes filles mais de la chair.” Et pour lui, “c’était devenu automatique, comme la cigarette”. Les gendarmes qui l’interrogent, insistent en lui demandant s’il est bien conscient de ce qu’il leur déclare. “Oui”, confirme André en ajoutant “je suis content que mes filles aient eu le courage de porter plainte contre moi”. Inculpé de viol, inceste et viol en réunion, il sera incarcéré. Une des plus graves affaires de pédophilie jamais découverte dans la région. André aurait dû être jugé à l’automne par la cour d’Assises de Lyon et il risquait 20 ans. Mais fin mars, à 43 ans, il est mort d’une crise cardiaque à la prison Saint Paul. Et il a été enterré à la Réunion, entouré de toute sa famille.

http://www.lyonmag.com/article/7951/Judiciaire--Un-instinct-de-bete