Revue de presse du 28 juin 2008
Par Shy le samedi, juin 28 2008, 15:09 - Revue de presse quotidienne - Lien permanent
Deux fillettes et un garçon violés dans leur famille d'accueil
Itteville (Essonne)
UN PERE de famille de 46 ans, a été mis en examen hier pour viols et agressions sexuelles sur mineurs et placé en mandat de dépôt à Fleury-Mérogis. Son fils, âgé de 21 ans, a été laissé en liberté mais placé sous contrôle judiciaire. L'enquête a été confiée à la sûreté départementale de l'Essonne.
De 2002 à 2006, le père et le fils sont soupçonnés d'avoir abusé sexuellement de deux fillettes et d'un garçon, de 7 et 8 ans, qui étaient placés chez eux, en famille d'accueil. Ces enfants avaient été retirés de leur famille, leurs parents étant incarcérés pour des faits d'inceste.
La famille, décrite par certains éducateurs comme « la meilleure famille d'accueil de l'Essonne », selon une source proche de l'enquête, vivait dans un pavillon cossu d'Itteville, petite commune de 5 000 habitants au sud d'Evry. La mère, agréée par les services sociaux depuis 1997, et qui élève ses trois propres enfants - à l'époque des faits âgés de 15 à 19 ans - accueillait dans son foyer des enfants en difficulté.
En 2004, le père de famille, chef de chantier et par ailleurs propriétaire de nombreux appartements, avait été mis en examen pour « dégradations de biens privés par incendie ». Puis il est poursuivi en juillet 2006, pour l'agression sexuelle d'un enfant du village. C'est à cette époque que, prétextant une dépression nerveuse, son épouse avait mis un terme à son activité de famille d'accueil.
Le père nie les accusations
L'enquête a permis de déterminer que les agressions se seraient déroulées en l'absence de la mère au domicile. Le père et son fils auraient agi séparément, chacun ignorant les méfaits commis par l'autre. Par ailleurs, en janvier 2007, le fils avait été mis en examen pour « violences volontaires avec armes ».
Entendu dans le cadre de la garde à vue depuis mardi, le père de famille a nié tous les faits reprochés. Le fils, lui, ne reconnaît qu'une partie des agressions. Quant à la mère, elle aurait demandé le divorce. Elle pourrait être poursuivie par le parquet. Les trois victimes mineures ont été placées dans une autre famille d'accueil et dans une association.
Céline Carez
http://www.leparisien.fr/home/info/faitsdivers/articles/DEUX-FILLETTES-ET-UN-GARCON-VIOLES-DANS-LEUR-FAMILLE-D-ACCUEIL_298592302
Roumanie: une commission autorise l'avortement d'une fillette de 11 ans violée
BUCAREST — Une commission gouvernementale en Roumanie a autorisé jeudi l'avortement tardif d'une fillette de 11 ans victime d'un viol, une décision à l'encontre de ce que souhaitaient plusieurs groupes religieux.
Une vingtaine de groupes de militants chrétiens orthodoxes opposés à l'avortement ont menacé d'engager des poursuites judiciaires si la petite fille était autorisée à interrompre sa grossesse en Roumanie à titre exceptionnel, le délai légal de 14 semaines étant dépassé.
L'Eglise orthodoxe, majoritaire en Roumanie, estime en revanche qu'en raison d'"une situation exceptionnelle devant être traitée d'une manière exceptionnelle", la décision doit revenir à la famille, explique son porte-parole Constantin Stoica.
Les parents de l'enfant, enceinte de 21 semaines, souhaitaient se rendre en Grande-Bretagne où l'opération aurait été légale à ce stade de la grossesse.
La commission d'experts et de dirigeants mise en place pour trouver une issue à la polémique a accepté jeudi de laisser l'enfant subir une interruption de grossesse en Roumanie.
"Nous parlons des (...) droits de cette enfant qui a été victime d'un viol et d'inceste", a souligné Theodora Bertzi, une représentante du ministère du Travail siégeant dans la commission.
Les parents de la fillette disent avoir découvert sa grossesse le 2 juin lorsqu'ils l'ont emmenée chez le médecin parce qu'elle semblait souffrante. Elle a déclaré avoir été violée par son oncle, âgé de 19 ans, qui a depuis disparu.
http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5iwX-Z-GYL3IWG9Rubm24cj4ZogbQ
Violence. Mardi soir, un inconnu armé d'un couteau a fait irruption dans une résidence hôtelière.
Une étudiante brésilienne violée dans sa chambre d'hôtel
Une jeune fille de 23 ans, ressortissante brésilienne, effectuant un bref séjour à Toulouse, a déposé plainte pour « viol » au commissariat central. Mardi vers 19 heures, un inconnu armé d'un couteau aurait frappé à la porte de cette étudiante qui occupait une chambre dans une résidence hôtelière, vers la Cépière. L'homme aurait alors poussé la présumée victime dans l'appartement avant de la contraindre sous la menace de l'arme blanche à des relations sexuelles. L'agresseur serait alors reparti laissant la victime en état de choc. La jeune fille qui, selon ses déclarations, venait de Paris, a été entendue par les policiers de la brigade criminelle de la sûreté départementale. Mais les investigations s'annoncent délicates car la victime ne parle que très peu le français. Les personnes présentes au moment des faits supposés dans cette résidence disent n'avoir entendu aucun bruit. Hier, la direction de cet établissement ouvert depuis 3 ans et qui compte plus de 200 appartements, n'a pas souhaité faire de commentaires. La semaine dernière, dans la nuit de jeudi à vendredi, une jeune femme de 20 ans, originaire de Revel, a été victime d'un viol en pleine rue. Alors qu'elle se dirigeait à pied vers la gare routière elle aurait été accostée par un homme d'environ 25 ans. Cet inconnu aurait sorti son couteau avant d'exiger une relation sexuelle.
Publié le 26 Juin 2008 à 09h34 | Auteur : F.Ab
http://www.ladepeche.fr/article/2008/06/26/461437-Une-etudiante-bresilienne-violee-dans-sa-chambre-d-hotel.html
Gaillac. La parole aux victimes de l'inceste
Claudia Robert a ouvert, en septembre dernier à Gaillac, un groupe de parole pour des victimes de l'inceste et pour leurs proches. Chaque troisième vendredi du mois, une douzaine de personnes ont tant bien que mal soulevé cette chape de plomb qui pèse sur le non-dit des abus sexuels commis dans le cercle familial.
Claudia vient d'abandonner ses fonctions de représentante locale de l'AIVI (Association Internationale des Victimes de l'Inceste) pour créer une association locale, baptisée « Les mots de Bulle ».
« Je souhaite continuer le combat, ici dans le Tarn et en Midi-Pyrénées » insiste Claudia. « Au cours de mes différentes rencontres tant avec les victimes qu'avec les professionnels, j'ai constaté le manque cruel de structures d'aide et de soutien dans notre département concernant les adultes abusés sexuellement dans leur enfance, notamment dans des cas d'inceste. Ces adultes se retrouvent trop souvent désemparés. Tous n'ont pas la force ou le courage de participer aux groupes mais pour ceux qui y parviennent, c'est avec un immense bonheur que nous avons contribué à les aider à se relever, à retrouver un peu de dignité. »
Claudia présente « Les mots de Bulle » comme une association d'échange, de partage et de libre expression. Au-delà des groupes de parole, elle proposera des séances d'expression corporelle, de dessins, etc.
Rappelons ces chiffres : 20 % des femmes et 7 % des hommes subissent une agression sexuelle avant l'âge de 18 ans ; dans 70 à 85 % des cas d'abus sexuel commis sur mineur, l'agresseur est connu de la victime.
L'histoire de Bulle dont se réfère l'association e st celle d'une fillette de 4 ans qui « découvrit, jour après jour, les premiers pas de son oncle sur son corps ». Elle réalisa que « son corps était la clé qui ouvrait la porte de cet autre monde et que personne ne pourrait conjurer le sort. » Puis un jour, Bulle comprit que « si elle avait été la clé qui ouvrait la face noire du monde, alors, elle pouvait ouvrir aussi la porte de la lumière. »
Depuis Bulle remet la clé dans la porte pour tendre la main dans l'espoir de ramener d'autres petites filles dans la lumière.
Contacts : » Les mots de Bulle », Les Mondinets 81 630 Salvagnac.- claudiarobert81@aol.com
Permanence au 06 32 91 84 68, le mardi de 9h à 11h et de 14h à 16h.
Publié le 24 Juin 2008 à 12h27 | Auteur : H.B
http://www.ladepeche.fr/article/2008/06/24/461117-Gaillac-La-parole-aux-victimes-de-l-inceste.html
Une femme sur dix victime d'agression sexuelle
L'Institut national d'études démographiques (Ined) analyse la montée des violences sexuelles déclarées. Pendant longtemps, elles se sont tues. Comme si rien ne s'était produit. Jusqu'en 2000, les femmes de plus de 50 ans confessaient rarement un viol. Depuis, le tabou s'est fissuré. Les quinqua commencent à raconter, tandis que les jeunes se confient plus aisément. La vaste enquête sur les conduites sexuelles conduites auprès de 12 000 personnes en 2006, et dont l'Ined publie vendredi une analyse, enregistre ce changement et voit doubler le nombre de déclarations d'agressions.
Quand les femmes parlent, les chiffres sont vertigineux. Sur 100 femmes françaises de 18 à 69 ans, 7 ont été bel et bien violées. Encore 9 autres ont été victimes d'une tentative d'agression sexuelle. Pour la première fois, les hommes ont été entendus et 5 % d'entre eux ont raconté des agressions sexuelles, tandis que 1,5 % a été contraint à des rapports sexuels.
Ces nouvelles données sur les violences sexuelles relèvent encore du confessionnal. La police, elle ne sait presque rien de ces vies abîmées. Entre 50 000 et 120 000 femmes auraient subi un rapport sexuel imposé ou une tentative au cours des douze derniers mois de l'enquête. Pourtant, 9 993 plaintes seulement ont été déposées sur cette période, soit 10 %. Jusque dans les années 1990, le nombre de plaintes allait croissant, avant de se stabiliser autour de 10 000. Un chiffre bien en deçà de ce phénomène qui touche, selon l'Ined, tous les milieux sociaux.
Agressions homophobes
La plupart des agressions sexuelles se produisent au cours de l'enfance, avant 18 ans (pour 59 % des femmes et 67 % des hommes). Quelque 12,9 % des femmes et 4,1 % des hommes rapportent des attouchements, souvent survenus avant l'âge de 11 ans. En général suivis d'une tentative de viol. Si l'agresseur inconnu cristallise les craintes, c'est, dans la plupart des cas, un homme identifié qui passe à l'acte, à la maison ou dans sa voiture, de jour. À l'enfance, c'est souvent un adulte de l'entourage . La moitié des femmes de plus de 50 ans agressées racontent leur viol chronique par un proche. Elles sont 30 % à dénoncer ces abus à répétition. Parmi les jeunes générations, «elles réagissent et racontent tout de suite, ce qui permet, semble-t-il, de sortir de son emprise», explique Michel Bozon, chercheur à l'Ined et spécialiste de la sexualité. Chez les femmes de 18 à 24 ans, 71 % des femmes en ont parlé, «ce qui semble bien indiquer une modification de la sensibilité sans doute liée aux campagnes d'information».
En revanche, seulement 44 % des hommes de 18 à 34 ans victimes d'un acte de violence sexuelle ont pu le dire, soulignant combien il leur est difficile de faire reconnaître «des actes commis dans l'immense majorité des cas par des hommes (73 %)», explique le démographe dans son «enquête sur la sexualité» (La Découverte).
L'étude pointe une figure que l'on n'attendait pas : celle du mari, conjoint, petit ami, responsables de 34 % des viols déclarés en 2006. Devant les familiers (21 %), les personnes connues (25 %) et les inconnus (19 %). Cette situation reste délicate à appréhender. Le droit stipule le viol dès lors qu'il y a rupture de consentement. Mais la victime elle-même n'ose guère déclarer ces violences. Certaines agressions se produisent aussi dans le monde du travail.
L'Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail évoque du harcèlement, des attouchements, mais aussi des viols. Enfin, l'enquête révèle une corrélation qui ne manquera pas de faire polémique. «Les personnes qui ont des partenaires du même sexe déclarent trois fois plus de rapports forcés ou de tentatives que les hétérosexuels », résume Michel Bozon. «Ces agressions relèvent peut-être d'une forme d'homophobie», avance le chercheur. Mais l'homosexualité pourrait aussi s'installer sur ce traumatisme. Des enquêtes complémentaires devraient éclairer ce sujet.
Cécilia Gabizon
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/05/30/01016-20080530ARTFIG00304-une-femme-sur-dix-victime-d-agression-sexuelle-.php?mmtgglcnt=1&ppcseid=3917&mmtcmp=13114099&mmtctg=677442619



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